Chronologie des médias : reprise des discussions en vue le mois prochain

Chronologie des médias : reprise des discussions en vue le mois prochain

Le monde du cinéma et des plateformes de streaming se trouve à nouveau au carrefour d’une évolution significative. La règlementation autour de la chronologie des médias fait l’objet de discussions récurrentes, impactant directement la disponibilité des films en dehors des salles obscures. Une nouvelle série de négociations est prévue pour le mois prochain, marquant ainsi un tournant potentiel dans les accords régissant cette dynamique complexe entre créateurs, distributeurs et plateformes.

Un accord à réévaluer : la concertation reprend

La chronologie des médias, cet arrangement délicat qui orchestre le calendrier de diffusion des films sur divers canaux après leur sortie en salle, va être remise sur la table. En effet, le Centre national du Cinéma et de l’Image animée (CNC) a annoncé l’initiation d’une nouvelle série de concertations le 4 avril prochain. Ces discussions, impliquant l’ensemble des acteurs de la filière, auront pour but de réévaluer l’accord actuel qui nous mènera jusqu’en février 2025.

Cette réévaluation survient dans un contexte où l’industrie a vu des changements significatifs ces dernières années. La précédente négociation, qui a mené à l’accord actuellement en vigueur depuis début 2022, a abouti à une réduction notable des délais pour la disponibilité des films sur les plateformes de streaming. Ces discussions revêtent une importance cruciale, car elles déterminent la rapidité avec laquelle les nouveaux films peuvent être proposés en dehors des cinémas, influençant ainsi la stratégie de distribution de l’ensemble de l’industrie cinématographique et audiovisuelle.

Les plateformes de streaming et le cinéma : une dynamique changeante

La relation entre les plateformes de streaming et l’industrie du cinéma a toujours été de nature dynamique. Des plateformes comme Netflix, avec ses 23 millions d’abonnés séduits par sa formule à pub, jusqu’à Apple TV+ comptabilisant 13 nominations aux Oscars pour deux de ses films, ont manifestement transformé le paysage de la distribution et de la consommation de contenu cinématographique.

Les négociations passées ont vu les délais avant qu’un film puisse être diffusé sur ces plateformes se réduire de manière significative, de 36 à 17 mois généralement, et même à 15 mois pour Netflix, suite à des accords spécifiques avec la filière cinéma. Cette flexibilité accrue a été une victoire pour les plateformes désireuses de proposer du contenu frais à leurs abonnés le plus rapidement possible. Toutefois, malgré ces avancées, l’appétit pour des délais encore plus courts demeure, signalant une potentielle zone de friction dans les discussions à venir.

Chronologie des médias : reprise des discussions en vue le mois prochain

Les attentes et stratégies des différents acteurs

Chez Éditions Oreilly, nous portons un intérêt particulier au renouvellement de ces accords, conscients de leur impact sur l’accessibilité des œuvres cinématographiques pour le grand public. Les positions varient grandement entre les différents intervenants du secteur. D’une part, des plateformes ambitieuses, désireuses d’accélérer la disponibilité des œuvres sur leurs services. D’autre part, des acteurs traditionnels comme CANAL+, qui expriment une satisfaction à l’égard de la chronologie actuelle, ayant obtenir un délai de six mois après la sortie en salle pour la diffusion des films. Cette divergence d’opinions annonce des négociations qui, sans doute, nécessiteront du temps et de la diplomatie pour aboutir à un consensus harmonieux.

Il est essentiel de souligner que le dernier accord avait pris plusieurs mois de discussions avant d’être concrétisé. Les parties prenantes avaient finalement trouvé un terrain d’entente, satisfaisant à la fois les exigences des plateformes et les nécessités des distributeurs et producteurs de films. La question qui se pose désormais est de savoir si cette nouvelle série de concertations suivra un chemin similaire, ou si les exigences changeront suffisamment pour entraîner une négociation encore plus longue et potentiellement plus complexe.

Un avenir à définir pour la chronologie des médias

Ce qui est sûr, c’est que le paysage de la distribution des médias est en constante évolution, et les accords passés ne sont pas nécessairement indicatifs des résultats futurs. Nous, chez Éditions Oreilly, sommes impatients d’observer comment ces négociations influenceront non seulement la disponibilité des films pour le consommateur mais aussi la manière dont ils sont présentés et valorisés dans un monde de plus en plus numérisé.

Les défis sont nombreux, de la préservation de l’expérience cinématographique traditionnelle à l’adaptation aux nouvelles habitudes de consommation du public. Les enjeux sont d’autant plus significatifs que le résultat de ces concertations dessinera les contours de la future collaboration entre le monde du cinéma traditionnel et les géants du streaming. Un équilibre entre innovation et tradition sera essentiel pour assurer la pérennité de l’industrie cinématographique et la satisfaction des spectateurs dans les années à venir.