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Le Nigeria suspend Twitter

On n’en parle pas beaucoup, mais le gouvernement nigérian fait face à de nombreuses contestations. Derrière ce mouvement, Twitter apparait comme le moyen le plus efficace de s’organiser dans le pays. Raison pour laquelle le Nigéria a suspendu Twitter.

Il faut dire que le Nigéria compte une population très nombreuse, très jeune et très connecté. Résultat d’un pays en plein essor, poussé par la production pétrolière et qui détonne parfois par rapport à ses voisins très pauvre. Preuve de cette hyperconnectivité, près de 40 millions de Nigérians possèdent un compte Twitter. C’est énorme ! En comparaison, la France ne compte que 8 millions d’abonnés pour moitié moins de population.

Le gouvernement nigérian a suspendu Twitter indéfiniment

L’histoire commence en octobre dernier, quand l’unité de police SARS est sous le feu des projecteurs à cause des violences policières. Les jeunes protestent, commencent à s’organiser avec Twitter et cela se transforme en véritable mouvement de jeunesse. Le tout relayés par des stars et des influenceurs. Un peu comparable à ce qu’il se passait à Hong Kong il y a un an ou deux.

Face à ce raz-de-marée collectif, le gouvernement nigérian a fait le choix de mater les velléités des jeunes dans le sang. Puis, comprenant que le mouvement se base principalement sur les réseaux sociaux, le gouvernement a décidé de suspendre totalement Twitter sans prévenir pour une durée indéterminée… Dans le même temps, le recours à un VPN est devenu une infraction systématiquement poursuivie. Une décision justifiée par un discours protectionniste ; Twitter voulant déstabiliser le pays et soutenir des indépendantistes nationaux.

Les réseaux sociaux prouvent encore une fois qu’ils peuvent aider les foules à s’organiser. Mais aussi que les Etats, quels qu’ils soient (l’Occident ne fait pas exception), ont du mal à gérer ce support de communication qui n’est pas toujours en leur faveur.

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